Où trouve-t-on les événements dont personne ne parle, ceux qui n’apparaissent pas dans le Voir, ni dans votre quotidien, les événements qui foisonnent à Montréal et qui ont très peu de visibilité, la quantité quasi démesurée de conférences organisées par nos universités, les groupes d’improvisation émergents, les récitals de poésie et les lectures publiques… Tous ces événements qui se perdent au travers de la couverture des plus populaires ont dorénavant une place, une sorte de babillard public qui en fait la promotion. En fait, c’est l’espace de tout un mur virtuel qui leur est offert. C’est Le Mur mitoyen !
À voir la quantité impressionnante d’événements à Montréal répertoriés par Le Mur mitoyen, Montréal souffle d’une seconde vie !
Je me suis entretenu pour vous avec l’initiateur et directeur du Mur Mitoyen : Vincent Audette-Chapdelaine. Voici l’entrevue:
JFG: Comment vous est venue l’idée du Mur mitoyen?
Vincent Audette-Chapdelaine: En préparant un voyage à San Francisco l’année dernière, j’ai découvert le calendrier The Squid List, qui recense des événements locaux en arts et technologies. Grâce à cette ressource, j’ai pu découvrir San Francisco d’une manière qui m’apparaît idéale, c’est-à -dire en assistant à des projections «underground» de documentaires, des conférences dans des universités, des vernissages de petites expositions, et ainsi de suite. C’est probablement cette expérience qui m’a convaincu qu’il fallait qu’une telle ressource existe à Montréal, à la fois pour tous les gens qui, comme moi, recherchent ce type d’événements, que pour les organisateurs souvent mal outillés pour faire la promotion de leurs activités sur le Web.
JFG: Comment recueillez-vous l’information qu’on y retrouve? Est-ce que vous avez des partenariats avec les universités, organisateurs d’événements…?
Vincent Audette-Chapdelaine: Les organisateurs d’événements sont de plus en plus nombreux à nous soumettre eux-mêmes leurs activités. Nous avons pour l’instant des partenariats officiels avec quelques organisateurs d’événements universitaires, et sommes en discussion avec plusieurs autres institutions. Il est important pour nous d’impliquer les organisateurs d’événements, qui sont la source même de l’effervescence culturelle et intellectuelle que nous souhaitons contribuer à faire connaître.
JFG: Vous avez opté pour une interface très simple, sans trop d’habillage graphique. Pourquoi ce choix?
Vincent Audette-Chapdelaine: Les concepteurs de sites Web ont parfois tendance à en mettre plein la vue, ce qui est souvent plus fâcheux qu’autre chose pour un internaute à la recherche d’information. Nous avons donc choisi de miser sur une présentation dépouillée centrée sur une présentation claire de l’information, en réduisant à un maximum les éléments graphiques. Nous espérons tout de même être parvenus à donner au site une certaine personnalité et une qualité esthétique, aussi minimaliste soit-elle.
JFG: Quelles sont les prochaines étapes pour le Mur mitoyen?
Vincent Audette-Chapdelaine: Nous sommes présentement en période de recrutement d’éditeurs spécialisés pour chaque section, ce qui permettra au calendrier, ainsi qu’au blogue, de couvrir de manière beaucoup plus dynamique et informée la scène culturelle et scientifique montréalaise. Nous poursuivons également notre prise de contact avec les différents organisateurs d’événements afin de leur faire connaître notre ressource et les inviter à l’utiliser. Enfin, administrativement parlant, nous sommes en cours de constitution d’un organisme à but non lucratif qui sera propriétaire du Mur Mitoyen et dont la mission sera l’organisation et la diffusion d’information originale concernant la ville de Montréal.
Longue vie au Mur mitoyen !





























