Jean-Pierre Ferland disait tomber en amour une dizaine de fois par jour, simplement en regardant les autres, en les flirtant du regard. Moi aussi, et c’est dans le métro que je tombe le plus facilement en amour. Avec n’importe qui. Je me laisse emporter par des pensées un peu ringardes dans lesquelles j’aborde la personne en lui demandant par exemple: “On prend une correspondance pour le train de la vie ensemble?”.
Quoiqu’il en soit, je ne suis pas seul à avoir ce genre de pensées. Un nouveau site Internet vient d’être lancé pour ceux qui veulent retrouver leur amour perdu entre deux stations de métro: croisedanslemetro.com. Le site est parisien… et il n’y a pour l’instant que le métro de Paris. Un peu comme des annonces classées, les utilisateurs sont invités à laisser un message sur le site. Des bouteilles à la mer comme celles-ci:
(…) Vous aviez un sac Longchamp noir et vous écoutiez la musique sur un iPod. Moi, je lisais mon journal et vous regardiez de temps en temps la dernière page. Nos regards se croisaient et nos sourires se dessinaient timidement sur nos lèvres. (…) J’ai hésité avant de descendre à la station Pont de Neuilly. Votre regard à travers la vitre de la rame m’a beaucoup troublé. J’ai attendu et pris la prochaine rame en espérant que vous soyez descendue à la station d’après…
Ou encore:
Ce matin, 8h50, il y avait beaucoup de monde mais nos regards se sont croisés plusieurs fois. Tu avais une barbe de trois jours, un blouson en cuir brun, des lunettes. J’étais juste à côté de toi, l’esprit léger grâce au bouquin que je venais d’entamer.
L’idée n’est pas nouvelle, mais ici elle est bien réalisée dans un site qui n’a rien de la tradition française. Le site est sobre, aéré et clair.
À quand un site semblable pour le métro de Montréal???






























24 mars 2009 Ã 7 h 52 min
Imaginons la scène suivante dans le métro de Montréal :
« Je t’ai vu hier dans un wagon près de la station Berri. Tu fumais un joint.
Je me souviens du gilet crasseux, à l’effigie de Métallica, que tu portais si
fièrement. Tu avais des cheveux magnifique, bleu-blanc-rouge. Ils pointaient
fièrement vers les cieux où repose mon idole Che Guevara. Peut-être m’as-tu remarqué. J’étais la petite brune a quatre pattes par terre qui cherchait ses cristaux de crack. »
23 mai 2009 Ã 11 h 18 min
C,est de la pré-histoire les annonces dans les journaux, il y en a même qui permettent les vidéos youtube et des commentaires comme vu ici -> http://www.boutick.com
14 mai 2011 Ã 11 h 01 min
This has made my day. I wish all ponstgis were this good.