Sur l’esplanade de la Place des Arts, tout près de la construction de la place publique du Quartier des spectacles, là où aujourd’hui, les contremaîtres du chantier on actionné les fontaines pour la première fois – on pouvait voir à ce moment précis se dessiner l’envergure et la beauté de cette place – je lisais ce midi « Extrêmement fort et incroyablement près » de Jonathan Safran Foer. Je n’ai pas lu d’aussi bons livres depuis un certain temps. Ou tout simplement: je n’ai pas lu d’aussi bons livres!
À un moment de l’histoire, on fait allusion à la bibliothèque de l’Université d’Indiana qui s’enfonce d’environ trois centimètres par an parce qu’à sa construction on n’a pas tenu compte du poids des livres.
J’ai alors eu cette petite et simple réflexion, qui a trait à mon métier (ne vous inquiétez pas, je ne ramène pas tout à mon métier) :
Et si aujourd’hui, Internet s’enfonçait jour après jour dans son trop-plein d’informations. Et si derrière les blogues, Twitters et autres flux se dessinait une véritable surabondance, une surabondance empêchant toute digestion. Et si nous n’avions pas pris en compte originalement le poids additionné de l’information que chacun détient et que chacun diffuse. Et si Internet s’enfonçait…
« Extrêmement fort et incroyablement près »! Bonne lecture… n’y manquez pas! Et si vous me voyez en train de lire ce roman sur l’esplanade de la Place des Arts ces prochains jours, venez me saluer!





























6 mai 2009 Ã 1 h 56 min
En pensant, l’histoire de “Extrêmement fort et incroyablement près” n’a aucun lien avec l’Internet.
Il s’agit plutôt de l’histoire d’ Oskar Schell, neuf ans. C’est le récit de sa quête et de notre quête d’une philosophie enfantine intimement liée à notre réalité. Impossible, à plusieurs moments, de cesser la lecture, de lever la tête vers le ciel et de porter des réflexions sur notre état. Bouleversant, intelligent, drôle et renversant.
6 mai 2009 Ã 7 h 46 min
Que voulez-vous? Nous vivons à une époque ou les gens adorent frémir de peur devant une fausse pandémie de grippe, qui s’extasient devant une pauvre ménagère britannique qui a de la voix ou essaient de deviner si le concurrent choisira l’oeuf ou l’enveloppe.
Par contre, les sites d’information comme RDI, CNN ou la BBC sauvent la mise dans un monde ou on préfère connaitre le nom de la maitresse de Berlusconni plutôt que celui des dix provinces canadiennes.